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Interview Adæb

Photo de l'article : Interview Adæb

Écrit le 1 mai 2020 par Florian7C dans Interviews

A l’occasion de la sortie de sa première mixtape #UW S01, le rappeur Adæb a répondu à quelques questions préparées pour ce projet. Entre influences, vision très nette de sa musique et son regard sur l’avenir, voici comment découvrir l’univers de ce jeune artiste.


CUL7URE : Bon pour commencer, Adæb, rappeur marocain, tu viens nous présenter  ton premier projet #UW S01. Je ne vais pas te demander de te présenter plus, c’est toujours une question un peu compliquée…

Adæb : C’est sûr. C’est pas évident de tout synthétiser en une réponse. Je cherche encore cette phrase qui te donnera direct envie d’écouter ma musique. Sur Insta je marque « Ton nouveau rappeur préféré ». Mais en vrai tu mets quoi comme phrase d’accroche pour que les gens aillent écouter ta musique? Je ne vais pas mettre « Le nouveau Booba ». (rires)

J’essaie d’apporter un nouveau style, une vision différente. Et puis #UW S01, c’est le premier volet d’une trilogie. C’est pour avoir l’espace de me présenter. Je préfère largement le faire par le biais de l’artistique.

7C : Après ça reste intéressant de savoir comment tu te perçois toi-même. Justement en tant que marocain ça permet aussi de connaître ton regard sur la scène marocaine actuelle, elle fait pas mal parler d’elle en ce moment. Et surtout, est-ce que tu estimes en faire partie ?

Adæb : Déjà je suis grave fier de mes origines. Casablanca fait pleinement partie de mon identité. La scène locale est hyper riche. On est influencé par plus de choses, dû à la situation géographique et au passé colonial de la France et de l’Espagne notamment. Au Maroc il y a majoritairement deux peuples qui coexistent : le peuple arabe et le peuple berbère. Puis il y a aussi les communautés juives et chrétiennes, sans compter l’influence américaine. C’est ce cocktail d’influences qui crée cette musicalité assez unique dans le rap marocain. Des mélodies orientales aux rythmiques issues d’Atlanta. Internet a brisé les codes. J’écoute des styles assez variés et j’essaie de composer la musique qui me ressemble, qui conjugue un peu tout ça.

7C : Ce qui est intéressant, c’est qu’on ne ressent pas forcément ces influences directement dans ta musique, tu t’émancipes un peu de tout ça. Personnellement je t’avais découvert avec le titre A + B que t’avais envoyé assez tôt. Au départ, j’étais pas sûr d’aimer mais au final je te confirme que j’ai pas mal accroché au délire. Mais du coup est-ce qu’avec toutes ces influences t’as conscience d’arriver avec un univers pouvant être compliqué à assimiler ?

Adæb : Ouais, j’en ai conscience mais j’ai l’impression que c’est un passage obligatoire. Dès que tu essaies de faire quelque chose de différent, il faut un petit temps d’adaptation. C’est une question d’habitude. Je me souviens de la réaction de mes proches à la première écoute, ils étaient un peu surpris que ça parte dans tous les sens. Mais je sentais qu’ils comprenaient progressivement la démarche, et d’un coup ils ont totalement accroché au délire. Donc oui, qu’il faille du temps pour comprendre l’univers je saisis ce que tu me dis. Mais quand j’y repense, il y a tellement d’artistes que j’ai moi-même mis du temps à comprendre, et dont je suis tombé amoureux de la musique plus tard.

Pour moi c’est même un compliment quand tu me dis que c’est compliqué à assimiler. Ça veut dire que c’est différent, et que si on a compris, c’est que ça en valait la peine.

7C : T’en as conscience mais est-ce que t’en joues pas aussi un peu ?

Adæb : Quand j’ai commencé le projet, je voulais essayer d’apporter quelque chose. Je trouve pas ça utile de venir avec une recette qui existe déjà. Mais c’est là que ça se complique : qu’est-ce qui n’a pas déjà été fait ? Comment je fais pour innover ? J’ai essayé de créer un univers qui m’est propre. Finalement la seule arme que j’ai pour me différencier c’est de rester moi-même.

Ça se matérialise au studio quand je me dis « ok, on y va » et que j’applique toutes les idées qui me traversent l’esprit, sans aucune barrière. C’est pour ça que ça part un peu dans tous les sens. Mais j’ai le sentiment que ça reste cohérent, c’est quelque chose que j’ai recherchée. C’est une notion qui me tient à cœur, toutes formes d’art confondues. Dans le cinéma, dans l’art plastique, c’est la cohérence qui m’attire. Pour tout te dire, pendant sa conception, je voyais mon projet comme une sorte de film. Et un film réussi c’est quand l’univers s’installe et que tu voyages dedans.

7C : T’aimes bien Tarantino ?

Adæb : Ouais ! Mais ce n’est pas le seul. Si on devait parler d’autres domaines, de Vinci est une référence majeure à mes yeux. De par sa polyvalence, même de par le côté inachevé, c’est quelque chose qui me fascine. Pour moi une œuvre n’est jamais réellement terminée. Elle peut toujours continuer d’évoluer, tant que la direction artistique est préservée. Pour #UW S01 c’est la vision qui m’intéressait, qu’elle soit cohérente. Et d’ailleurs la suite ne ressemblera pas à ce projet, on partira sur autre chose.

7C : Pour reparler des clips que t’envoyais sur les réseaux, tu apparaissais masqué intégralement, pourquoi ce choix ?

Adæb : Au départ c’est parce qu’il ne fallait pas qu’on me reconnaisse. Et comme souvent, la contrainte devient source d’inspiration. Donc on a réfléchi avec Lukas (son réalisateur, ndlr) : comment faire en sorte qu’on ne me voit pas, mais en apportant quelque chose d’intéressant artistiquement.

Les clips de rap sont hyper codifiés. Même si tu en diffuses un sans le son, tu reconnais direct que c’est du rap. Un clip de musique électronique par exemple, ça n’a rien à voir. C’est souvent moins centré sur l’artiste. Le fait de ne pas montrer son visage, ça permet aussi à l’auditeur de s’identifier plus facilement. Sans notion d’âge, de genre, ni d’ethnie.

Et puis il y a la référence jeu de baston. Le délire personnage à débloquer, nouveau rappeur dans le game ; au début tu ne vois que son ombre, sa silhouette. Quelque part on peut dire que ça représente mon démon. (rires)

7C : Une de tes grosses forces sur ce projet c’est l’ego trip et tu le démontres dès le second titre Sah to Sah. D’ailleurs tu samples même un extrait d’interview de Booba et on comprend plus ou moins que t’es ce fameux « successeur » dont il parle. C’est une volonté d’arriver avec un ego aussi gros, de surprendre, de choquer et d’attiser la curiosité, ou c’est juste toi et ta façon d’être ?

Adæb : C’est plusieurs choses en réalité. Déjà si ce projet est particulièrement ego trip, c’est parce que j’arrive avec la dalle. C’est pour marquer l’envie de réussir, c’est motivant. Je trouve ça inspirant d’écouter de l’ego trip, ça donne envie de tout niquer. C’est un style qui a sa propre esthétique aussi. Tu peux y mêler beaucoup de choses : des références, de l’humour, des métaphores. C’est comment dire « je suis le meilleur » mais de la manière la plus originale possible. C’est ce que je te disais tout à l’heure : tout a déjà été fait, donc c’est un challenge intéressant d’essayer de se renouveler, même dans l’ego trip.

Quand je dis « Booba c’est Maradona, Adæb c’est Messi » forcément c’est de la vanne, mais il y a une part d’ambitions aussi. Quand j’ai commencé à rapper en 2014, je me suis dis que quitte à le faire, autant y aller à 100%. Pour moi, quand tu arrives dans un milieu, c’est toujours intéressant de jeter un coup d’œil en haut, voir qui est en place, essayer de s’en inspirer. Des modèles de carrières sur qui prendre exemple : Booba, Orelsan, Rim’K aussi. L’affirmer dans un texte, c’est une façon de se motiver. Une fois que c’est dit, tu peux plus faire machine arrière, donc tu dois tout faire pour y arriver.

Pour l’histoire du sample de Booba, en fait c’est une question que je lui ai moi-même posée sur Twitter. Ça remonte à 2016 je crois. À l’époque c’était CStar qui proposait aux internautes de poser des questions aux artistes. Du coup j’ai posé cette question et si on creuse sur mon Twitter on peut même retrouver le tweet. D’ailleurs là on a clippé Sah to Sah (le morceau où apparaît ce sample, ndlr) et on voulait mettre l’extrait vidéo. Quand on a retrouvé le tweet, on a vu que la vidéo n’était plus disponible…On avait le démon ! Quatre ans que j’attendais de clipper le morceau pour ça… (rires)

7C : T’es un rappeur très ancré dans la génération actuelle d’auditeurs, tu reprends pas mal de codes de la pop culture, ou même des vannes populaires sur Twitter. Sur Matrixé tu dis par exemple : « Tous les problèmes viennent du rap, des jeux, des films de uc, c’est ce que j’aurais dit si j’étais un fils de pute ».
Ça part d’une volonté de parler au plus de monde possible, ou alors c’est parce que tu baignes dans cette pop culture, et que forcément ce genre de codes se retrouvent dans ta musique ?

Adæb : La pop culture c’est important pour moi. C’est des trucs qui me font rire, qui m’inspirent. Donc forcément je place les références qui font partie de mon quotidien. Ça m’intrigue de voir comment un phénomène peut devenir viral, impacter une génération. Il y a toute une sociologie derrière ça.

7C : C’est sûr, y’a aussi un gros travail sur les ambiances, tu utilises plein de samples choppés à droite à gauche, y’a des tas de bruits divers qui permettent de rendre ta musique plus immersive. Tu samples du South Park, à la fin de Ligaments Croisés tu reproduis même le fameux Tou-Doum de Netflix. Ça arrive comment tout ça dans le processus créatif ?

Adæb : T’es chaud d’avoir remarqué le Tou-Doum, on a galéré à le mettre en plus ! Netflix le bloquait au moment de l’upload, j’étais à l’autre boût de l’Île-de-France du coup j’ai dû demander à mon ingé son de le reproduire avec sa voix, et ça a donné ça. Mais bien vu t’es chaud !

7C : Ah bah tu vois ça rend super bien au final, puis même tu reprends aussi la sonnerie de Skype à la fin de NPTK je crois…

Adæb : Bah là pareil on a dû la modifier pour que ça passe. Mais après pour répondre à ta question, sur le côté immersif c’est cool que tu dises ça, parce que c’était vraiment voulu. Les samples c’est hyper spontané. Mes notes c’est un bordel, j’écris le moindre truc qui m’inspire. Quand j’entends un potentiel sample je le note. Après quand on a fini la mixtape j’ai pris mon pack de samples, je les ai réécoutés et spontanément je savais si ça devait aller dans ce projet ou non, et surtout à quel moment l’intégrer.

Dans Wolfgang je dis « Dans le paysage d’la pop culture, Adæb plante sa graine » et c’est de ça dont il s’agit. Comment se faire en place dans toute cette effervescence qu’est la pop culture ? C’est ce que j’ai voulu représenter. Tous ces samples, j’essaie de me faire une place au milieu tu vois.

7C : On va parler du titre Demain, un morceau particulier qui ressort pas mal par sa douceur. T’y parles logiquement de l’avenir mais t’as aussi un regard sur la société. Tu parles des comportements de chacun, de ton envie de t’émanciper des codes établis, mais on a aussi l’impression que t’as peur de rester enfermé dans une espèce de destin qui te convient pas. C’est un son important du projet mais comment tu l’as construit ? Surtout au regard du reste de la Tape qui part plus dans tous les sens.

Adæb : Ce morceau c’est un des premiers que j’ai écrit. À l’époque j’étais en plein concours, dans la salle d’examen. Au lieu de bosser sur l’épreuve je me suis mis à gratter ce son. Typiquement quand tu n’as pas envie de faire un truc et que tu fais autre chose pour l’esquiver, c’est un peu l’idée. J’ai longtemps voulu fuir le chemin auquel on me prédestinait. La musique c’est ma manière d’altérer la réalité quelque part. À partir du moment où je commence à écrire, je me retrouve dans ma bulle. Je voyais tout le monde composer son épreuve et les surveillants faire leurs tours, pendant que de mon côté je grattais. De base je voyais ça un peu comme une intro. Puis avec les autres morceaux j’ai reconsidéré son positionnement. Surtout qu’il était sur une autre prod, plus énergique. Mais quand j’ai écouté la prod finale, j’ai tout de suite trouvé le flow. Ça faisait un peu balade, ça changeait de ce que je faisais.

7C : Souvent placés avec discrétion, y’a un vrai rapport à l’amour dans ce projet, NPTK déjà mais aussi Friendzone. Ce qui est intéressant c’est qu’à t’écouter t’es le meilleur dans ton domaine, mais pour autant t’hésites pas à te « rabaisser » notamment sur des échecs amoureux. Ou en tout cas que tu assumes des moments de faiblesse qui sont super naturels et humains surtout. C’est un moyen de rester quand même proche du réel ?

Adæb : NPTK et Friendzone ça me ressemble beaucoup aussi. Ça montre d’autres aspects de ma personnalité. Je suis très terre à terre sur la question des échecs et des réussites. Dans le prochain projet je dis « Mes victoires et mes défaites c’est ce qui fait de moi un homme ». Si j’ai un succès je le dis, si j’ai un échec je le dis aussi. Mes amis les plus proches le savent, quand il m’arrive une dinguerie, qu’elle soit positive ou négative j’en parle. L’idée c’est « ok, il s’est passé ça, maintenant on fait quoi ? ».

Pour NPTK et Friendzone, ce sont des thématiques assez communes finalement. Se faire friendzoner ou se faire matrixer par quelqu’un, quand t’arrives plus à sortir cette personne de tes pensées. Du coup j’en ai fait une chanson, mais avec un angle d’attaque différent, assez imagée avec une touche d’humour. Pour Friendzone,il y aura la suite de ce morceau dans la trilogie #UW. Où je raconte comment cette relation a abouti.

7C : D’ailleurs sur NPTK tu cites aussi pas mal de références Rap, Mac Tyer, Orelsan, Benash et Kanye West aussi, y’a des artistes que tu identifies comme des mecs qui t’ont motivé à faire du son ?

Adæb : Oui, plein, trop même… (rires) J’ai commencé en écoutant du rap très jeune, US au début puis français vers 2010. C’était Booba et Orelsan principalement, puis après un mec comme Lefa m’a matrixé. J’écoutais en boucle son medley. Techniquement le niveau d’écriture était impressionnant, alors que je n’essaie pas forcément de développer cet aspect dans ma propre musique.

En dehors du rap je pourrais citer Armin van Buuren aussi, qui est un compositeur néerlandais. Son album Mirage c’est vraiment de la grande musique. C’est mélodieux, c’est riche, ça ne vieillit pas. Et puis il y a cette cohérence qui me fascine. L’album est hyper long et il réussit quand même à maintenir la direction artistique. Kanye aussi, forcément. L’identité de ses albums, qui sont tous différents, ça m’inspire. En fait j’écoute de tout, mais plus qu’un artiste, un son ou un style, moi j’écoute surtout des albums.

7C : Tu dis aussi que t’es toi-même pas très travailleur, c’est juste pour la rime ou c’est un réel ressenti ? Parce qu’à l’écoute du projet ce n’est pas du tout l’impression qu’on peut avoir de toi.

Adæb : C’est un projet que j’aurais pu sortir en 2016 tu vois, j’ai juste pris mon temps. J’étais occupé ailleurs aussi. Après quand je me suis décidé à le faire je l’ai bouclé très rapidement. J’avais tout en tête donc c’est allé vite. Mais oui en studio je reste très travailleur, je suis sensible à chaque détail et j’ai parfois mixé moi-même certains sons pour aller plus vite, parce que j’avais ma vision du truc et qu’il fallait aller vite. Sinon mine de rien ça revient cher le studio. (rires)

7C : Le projet se conclut sur 20yo, clairement le morceau le plus doux et surtout le plus introspectif, c’était important pour toi de placer un titre comme celui-ci au cœur de ce projet aussi explosif ? Surtout placé à la fin, ça sonne un peu comme une ouverture pour la suite...

Adæb : Déjà quand j’ai écouté la prod je savais que je la voulais. Y a un joli contraste entre la douceur de la mélodie et les percussions qui cognent. Je trouvais qu’il permettait de bien conclure le projet. Après pour la petite anecdote j’ai toujours un pic d’inspiration le soir de mon anniversaire, et je me retrouve à écrire de longs textes déstructurés où je fais le bilan. Ça se fait naturellement et j’ai plusieurs morceaux qui commencent par l’âge que j’ai au moment de l’écriture.

Dans 20yo l’introspection vient d’une période où j’avais beaucoup de remises en question. Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire de ma vie. Beaucoup de questionnements sur l’avenir, des réflexions internes, c’est ce qui a donné ce titre. Je ne sais pas si ça annonce la suite, ce n’est pas pensé pour, mais c’est sûr que je me dévoilerai davantage au fil des projets. Pour moi c’était la bonne manière de conclure.

7C : Avant de terminer, on va parler prod un peu, je crois pas qu’il y en ai une qui m’ait laissé de marbre, elles ont toutes un truc particulier, donc je voulais savoir avec qui tu bossais à ce niveau ?

Adæb : J’ai bossé avec pas mal de monde. Matrixé par exemple c’est un mec qui s’appelle Cxdy. Je l’ai découvert en 2016. J’ai écouté la prod, mais à l’époque je pouvais pas forcément acheter la licence exclusive. Un ou deux ans plus tard je vois Jay Rock et Kendrick Lamar qui sortent Wow Freestyle sur la même instru ! Même Cxdy n’était pas au courant, c’est moi qui lui ai montré par DM (rires).

Moi de mon côté je ne savais pas trop quoi faire du coup. Le titre était prêt, j’avais plus qu’à le mixer. Finalement je l’ai quand même gardé, je trouve que ce morceau représente bien le fait que j’ai longtemps retardé #UW S01.

7C : Et du coup pour la suite ça dit quoi ? Tu sais déjà où tu vas avec la saison 2 et la saison 3 visiblement, t’attends aussi un peu de voir les réactions du public ?

Adæb : #UW S02 et S03 sont déjà écrites et composées. Ça fait longtemps que j’ai en tête la direction artistique pour les deux prochaines saisons. J’attends juste la fin du confinement pour mixer au studio. Mais comme je t’ai dis, ça n’aura rien à voir avec #UW S01. Il y aura toujours mon ADN dedans, mais globalement ce sera quand même très différent musicalement. Il y aura plus de morceaux personnels aussi. J’aime quand la musique est introspective et puis j’ai des histoires à raconter. Ça va s’enchaîner très vite, je ne compte surtout pas lâcher l’affaire.


Merci à Adæb de nous avoir accordé ce moment pour parler de sa musique, sa mixtape #UW S01 est disponible juste ici.

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