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Interview de Usky

Photo de l'article : Interview de Usky

Écrit le 12 avril 2019 par Florian7C dans Interviews

Cul7ure : T’es compliqué Usky, tu changes sans cesse entre chaque projet, du Rap, du R&B, du Rock, mais on va en reparler. Ça t’ennuie de rester dans un seul style ou tu fais de la musique sans vraiment réfléchir à la couleur que tu lui donnes et tu improvises après pour former le projet ?

Usky : Je pense que ça change tout le temps donc oui et non. J’pense qu’on est arrivé sur un truc qui était Rap, un peu Trap sur Mojo mais il y avait déjà des bribes de ce que ça allait être par la suite, tu vois. Au niveau du chant, au niveau de plein de choses, notamment avec des sons comme Chronomètre. Et je trouve que ces derniers temps ça ne change plus. Depuis Talons on va dire que ça ne change plus et même moi personnellement je trouve que ça ne change plus assez.

7C : J’avais surtout en tête que par rapport aux trois premiers projets, on a justement un aspect très rap sur Mojo, Outsider qui sonne plus R&B puis la Saison 1 (Porte Dorée Saison 1 ndlr) qui est une forme de mix entre les deux. Et là sur la Saison 2, tu pars sur du rock plus assumé même s’il y a toujours eu des bribes un peu partout. Mais il y a surtout une vraie évolution et aucun projet qui se ressemble.

Usky : C’est quelque chose de totalement volontaire. En tant qu’auditeur ça me fait vraiment chier d’attendre un album et de savoir à l’avance ce qu’il y aura. J’aime bien retrouver la patte et l’emprunte d’un artiste mais j’attends qu’il me surprenne. Si il y a plus de surprise sur un projet, moi je suis totalement inutile et faut que j’arrête la musique tout de suite. C’est-à-dire que moi mon but aujourd’hui, c’est de proposer de la musique crossover, alternative et de proposer une solution alternative de ce qui se fait. Voilà aujourd’hui à quoi il sert Usky, et si il remplit pas cette case là, moi je peux mourir demain.

7C : Après la Saison 1 qui amenait un joli mélange entre Rap et R&B et qui ; à mon avis, faisait la synthèse entre Mojo et Outsider, comment est-ce que tu as pensé la Saison 2 ?

Usky : En fait sur la Saison 2, j’ai traîné avec beaucoup plus de rockeurs que de rappeurs. Notamment Mehdi Major qui a composé 50% du projet, qui est un rockeur. Il a fait des tournées en Asie, il a une carrière Rock assumée même si aujourd’hui il est beaucoup dans l’urbain. Donc forcément moi j’ai du mal à m’inventer une vie si tu veux. Quand j’ai fait Mojo, j’étais un mec qui restait beaucoup en bas de chez moi et qui avait un côté peut-être plus street. Aujourd’hui mon lifestyle est peut être un peu plus rock en fait. Mais après les prémices des sons Rock que t’entends dans la Saison 2 étaient déjà dans la Saison 1 avec des sons comme Katy ou même Talons. Talons c’est du R&B mais en même temps pas vraiment. Si tu veux, il y avait déjà tout ça en fait. C’est juste le prolongement de quelque chose et puis si tu écoutes des sons comme Idéal qui est un son Rap (produit par Jack Flaag & H8MKRZ) le flow que je prends, la manière dont je gueule fait qu’en fait c’est Rock. Pour moi, l’énergie rock c’est le turfu, on la ressent partout mais elle n’est pas encore identifiée dans le milieu urbain.

7C : Sur ce projet, on ressent une maîtrise plus évidente du « style Usky » ; je pense qu’il existe réellement, tu le ressens ou ça se fait aussi naturellement ?

Usky : Je le ressens ! Là, je trouve qu’on a vraiment trouvé une touch tu vois, on a fait plusieurs essais et là aujourd’hui je trouve que y’a vraiment une marque Usky. Après ça dépend si t’as envie de l’avoir ou pas, y’en a qui ont envie de l’avoir et d’autres qui s’en battent les couilles. En tout cas, si tu te prends la tête sur le personnage, y’a une évolution, y’a quelque chose tu vois. Ça fait à peu près 2 ans et demi que j’existe et là, on arrive à quelque chose de vraiment plus cohérent. C’est quelque chose que je ressens en tout cas. Quand j’écoute la Saison 2, je trouve qu’elle est cohérente au maximum.

7C : Et du coup tu vois ça comme une force d’avoir cette « marque Usky » ?

Usky : Moi je vois ça comme une faiblesse un peu. Ça peut être étonnant ce que je vais dire mais j’trouve que les gens qui font des choses différentes ne sont pas mis en avant, ils ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Et je ne parle pas de moi, attention je tiens vraiment à préciser, je peux parler d’une centaine de rappeurs que je suis et qui mériteraient 100 fois mieux. Je trouve que c’est une grande forme de faiblesse. C’est-à-dire que cette forme d’intelligence de vouloir se démarquer et de créer quelque de différent est en fin de compte ; et c’est ça qui me rend triste et malheureux, d’une faiblesse extrême.

7C : Au fond toi tu te fais kiffer quand tu fais ta musique mais derrière c’est pas …

Usky : Je sais pas si je me fais kiffer quand je fais de la musique. Je crois que j’arrive à un stage où je sais plus si je me fais kiffer quand je fais de la musique. Je te le dis honnêtement, j’vais pas mentir, je ne me fais plus kiffer du tout. La musique c’est plus un kiff, c’est une espèce de thérapie dans laquelle je me suis mis tu vois. Et je vois plus ça comme une thérapie pour m’aider à me soigner et je pense que le jour où j’arrêterai le son je serai totalement soigné de ça. Mais la musique est une thérapie avant tout et n’est pas un kiff pour moi, aujourd’hui.

7C : Parlons du seul feat du projet, Jok’air, comment s’est faite la connexion ? Parce qu’au final, quand on écoute le titre, elle semble si évidente.

Usky : Il a totalement un côté rockeur, dans un autre registre que le sien, donc c’était lourd d’associer nos deux univers. Faut savoir qu’avec Jok’air, on a des connexions en commun par rapport au Liquors Shop à Opéra où on traîne souvent et la connexion s’est faite facilement. Moi je réfléchissais et je me disais que j’avais quand même envie d’envoyer une collab’ dans ce projet et puis Jok’air ca m’a semblé totalement évident. C’était le seul artiste avec lequel j’avais envie de collaborer. Du coup ça coulait de source en fait et ça se ressent sur le morceau, je pense.

7C : Même sur le clip ca marche très bien et c’est aussi à ça qu’on voit que la collab est réussie finalement.

Usky : Ouais totalement, j’suis d’accord avec toi ! Il a bien kiffé le morceau, en plus c’est un super type. D’ailleurs, son album, Jok’Travolta, est bon, j’aime beaucoup. J’adore l’homme que c’est, c’est un super mec.

7C : On l’a dit, c’est un projet plus Rock donc, est-ce qu’il y a pu avoir des artistes qui t’ont influencé ou inspiré pour la Saison 2 ?

Usky : Mon entourage, comme je te dis je parle souvent de Mehdi Major, il a une vraie culture Rock et le fait de pouvoir aller en studio avec lui, d’être avec ces gars et leur univers. C’est quelque chose qui m’excite et qui me passionne en fait. Ce sont des gens intéressants et qui m’élèvent en fait. C’est ce que je cherche dans la vie que je mène. Je cherche des gens qui peuvent m’élever culturellement parlant, socialement parlant. Des gens qui peuvent me faire découvrir des choses que je connaissais sans connaître vraiment. Puis bon cette influence Rock dont tu parles moi j’ai toujours été choqué par un artiste comme Yelawolf que j’ai beaucoup vu sur scène. Je me disais « Comment arriver à cette touch qui mélange urbain et rock » et il fallait que je rencontre les bonnes personnes pour le faire. Bon je les ai rencontré et je pense qu’aujourd’hui dans ce domaine là on est les meilleurs. Ceux qui connaissent vraiment la musique le diront par eux-mêmes et on arrive à un truc où on a grave synthétisé tout ça. Frère, ce projet, c’est le choc des cultures de toute façon. Moi tu sais j’suis métissé, j’suis franco-tunisien-libanais. J’suis un mélange de plein de choses. Je ne peux pas donner des projets uniformes aux gens tu vois, n’en déplaisent à certaines personnes, j’en ai rien à foutre. Je peux pas donner un projet d’une seule et même couleur. C’est produit par un mec qu’a fait du Rock mais c’est aussi produit à 50% par Jack Flaag qui a fait DKR ou encore Magnifique de Booba. Usky c’est le choc des cultures, la réunion de plusieurs milieux.

7C : Y’a un peu ce côté éponge finalement..

Usky : Ouais, tu sais, nous on est des artistes en développement, je m’identifie comme tel en tout cas. Moi, je fais mes propres concerts en Paris et ça se remplit grâce à Dieu, là on fait la Boule Noire le 25 Mai. Mais le délire, c’est que moi ma vie aujourd’hui elle est simple gros: je fais du son, j’en fais la promo puis je recommence. Ma life y’a pas de choses forcément super excitantes tu vois, j’ai besoin de m’inspirer de ce que j’ai vécu. C’est peut être ça qui me met mal. Les rappeurs ils sortent un album ils sont contents, moi j’sors un album, j’suis triste. Tu vois j’ai aussi ce côté compétiteur aussi donc je suis aussi une contradiction à ce niveau là tu vois. C’est complexe frère, Usky c’est complexe.

7C : Et au niveau des prods tu t’y prends comment ? T’en as parlé un peu mais y’a un large spectre auditif sur ce projet donc comment t’as travaillé ça ?

Usky : J’ai rencontré beaucoup de rappeurs qui reçoivent des prods par mail et qui vont poser dessus moi j’ai essayé mais ça n’a jamais fonctionné. J’ai besoin d’être en studio avec le mec, de vivre quelque chose avec lui et d’avoir une relation particulière, de ressentir une vibe, un feeling pour faire un titre. On a bossé ce projet comme un projet pop finalement. Il y a beaucoup de morceaux qui sont nés de riffs de guitare où ça a commencé à chanter puis après on construit le projet par rapport à tout ça. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de chansons dans le projet. Il y a vraiment beaucoup de chansons avec un grand C je trouve.

7C : D’ailleurs, comment ça se passe pour l’écriture, t’as un procédé fixe ou ça va dépendre du mood ?

Usky : Pour écrire, j’ai souvent ce réflexe de penser à des choses qui m’ont fait du mal et je les extériorise. Donc, ça peut être des relations amoureuses ou ça peut être des choses qui m’ont mises mal et c’est comme ça que j’écris. Souvent ça part d’une topline et des fois sur certaines prods, ça vient cash. Ça vient vraiment à la prod en fait.

7C : On y est habitué depuis le début, ton rapport à la femme est encore présent sur ce projet, dans le sens où y’a une vraie ambivalence dans ton rapport à l’amour. D’un côté, tu te demandes s’il y a de la place pour toi dans le cœur de l’autre puis tu vas dire que t’en as rien à foutre si elle t’abandonne. C’est plus ton vécu qui t’amènes à être un peu «contradictoire » ou c’est une forme d’incompréhension encore présente dans ton rapport aux femmes ?

Usky : Par rapport à Galatée c’est un son d’amour mais je pense que très peu de gens feront le lien. Galatée c’est une œuvre de Pygmalion, et il est tombé amoureux de sa propre œuvre. Du coup dans Galatée je parle de la musique en fait. Le « J’en ai rien à foutre si tu m’abandonnes » c’est par rapport à la musique en fait et pas par rapport à une femme. Tout le monde va penser ça et c’est ça qui est ouf. C’est une double lecture assez intéressante et c’est bien qu’on puisse en parler aujourd’hui car c’est un son sur la musique mais il sert aussi de métaphore. Je pense qu’il faudra bien que je l’explique quand le projet va sortir.

7C : On va reparler des clips après mais du coup est-ce qu’on peut penser un concept autour du morceau ?

Usky : Ça peut être super bien mais après au niveau de la prod et tout il est pas forcément dans la lignée de ce que je veux clipper. Y’a celui de Nuire qui va sortir donc on va être encore un peu Rock mais j’aimerais bien passer au Rap après. Cet album c’est un mélange d’amour et de violence et j’aimerais bien refaire sortir la violence en moi un peu.

7C : Justement on va parler de 3 morceaux qui ressortent pas mal à nos yeux, Spleen d’abord. On sait que les gens qui te suivent sont quand même pas mal attachés à Mojo et ce titre est celui qui s’en rapproche le plus au final, non?

Usky : C’est vrai.

7C : C’est une volonté de ta part de quand même rester rattaché au Rap avec ce que tu sais faire ou c’est peut être lié à une « peur » de perdre le public avec des virages artistiques trop marqués ?

Usky : Non pas forcément, en fait ce titre, il me dérange. Il me dérange parce que moi je voulais le faire sauter. Tout mon entourage m’a dit que c’était une erreur et que les gens me demanderont même le clip parce qu’en fait c’est un morceau où j’suis à poil. Je ne calcule pas sur le flow je dis juste beaucoup de choses. J’ai peur ; je te dis la vérité, que quand je vais demander ce que les veulent comme quatrième clip ils répondront Spleen. Dans ce morceau, j’ai craché ce que j’avais à dire, des choses de mon vécu et je l’ai envoyé comme ça. C’est peut être le seul morceau où pour le coup y’a peu de recherches, et le but est juste de vider son sac. Je pense que les gens vont kiffer mais j’ai peur. Ce qui me ferait chier quelque part c’est qu’on s’est fait chier à construire un univers et au final les gens vont me demander de rapper comme je rappais y’a 5 ans (rires). Et c’est peut être ce qu’il veulent aussi, et je le ferai avec plaisir mais moi le truc c’est que je suis tellement à cœur ouvert sur ce titre que du coup ça me fait peur.

7C : T’as peur de pas l’assumer ?

Usky : Non même pas mais moi j’aime bien quand y’a une belle musicalité, là je suis très monotone au niveau du flow. Le fond est tellement présent qu’il prendra le dessus sur la forme et c’est plus ça qui me fait peur.

7C : Le morceau Science est sûrement l’un des plus beaux du projet, l’entrée et la phase sur ton père annonce la couleur dès le début. Plus personnel, plus intime donc et ça se retrouve pas mal sur ce projet, plus que d’habitude, c’est une envie de se livrer plus sur ce projet ?

Usky : Carrément et là si tu veux au moment où on fait cette interview, ce qui me dérange c’est que les deux premiers extraits  qu’on a envoyé (Fossette et Pour voir ndlr) et j’ai peut-être un peu peur que les gens se disent que c’est un projet très love. Au final, pas du tout et là plus on parle toi et moi, plus je suis en train de me dire qu’il faut que je cours clipper ces sons là pour que les gens comprennent que le projet c’est ça aussi. Après la volonté de se livrer bah… Clairement ce projet il a été fait en deux fois, sur la première version on était très axés sur le côté love et je me suis dis que c’était pas possible. J’suis un mec du Rap, contrairement à ce qu’on peut croire ou voir, je suis profondément ancré la-dedans. Des fois, tu sais j’aimerais m’en débarrasser pour être honnête mais j’y arrive pas. Il reprend toujours le dessus ce putain de Rap et j’ai toujours envie de me dire que sur un son ou deux je dois montrer que j’ai toujours des skills. Puis Science répond à ça, y’a aussi tout un délire avec ma fanbase que j’ai lancé y’a un moment. Si le projet ne s’appelait pas Porte Dorée Saison 2, il se serait appelé Science.

7C : Peut-être le nom d’un prochain projet..

Usky : Peut-être… Peut-être pas… (rires)


Photographie de Florian7C

7C : Plus abouti musicalement, le morceau Fer propose un mélange d’un peu tout ce que tu as pu faire jusque là. Tu mêles le chant à une prod rappelant l’aspect rock et l’écriture qu’on te connaît que tu as dû adoucir. Il n’a pas été trop dur à faire ?

Usky : Fer c’est une prod de Jack Flaag de base, juste un piano voix, à l’origine il avait fait une topline que j’avais kiffé et on l’a enregistré piano voix tu vois. Mais on trouvait que ça sonnait un peu trop comme ce qui s’est fait dernièrement donc on l’a transformé en guitare voix qui va mieux avec le projet. Mais ouais, c’était un morceau dur à poser, dur à écrire aussi, dur à faire quoi. Y’a eu sept versions de Fer, sur le projet c’et la huitième. Ça a été plutôt compliqué.

7C : On va parler un peu des visuels, y’a un truc qui se remarque rapidement c’est une continuité dans les visuels justement (Les huskys, la forêt, les roses, le look biker). C’est un élément qui fait partie du processus créatif avant de construire un projet?

Usky : Ça c’est naturel gros, j’fais un son qui s’appelle Spleen, puis j’ai fait Idéal donc référence à Baudelaire et aux Fleurs du mal du coup je joue sur le côté de la rose quoi. C’est des trucs qui se font après. C’est pas calculé et c’est plus au feeling. Puis le côté biker j’ai toujours été proche de ça, même sur Mojo. C’est toujours un truc que j’ai revendiqué, si tu me connais depuis 2016, tu le sais déjà. Donc voilà, c’est juste que j’ai voulu affirmé plus tout ça parce que c’est mon style et je suis plus à l’aise en Doc Martens qu’en Nike et que c’est vraiment moi. Après c’est peut être le seul truc dans lequel je prend encore du kiff, j’adore le côté visuel et biker. Même si c’est moins viral qu’un clip en bas de chez moi où on est 15 à sauter. Mais c’est un truc qui me fait kiffer donc j’ai pas envie de me l’enlever, si je l’enlève il reste rien tu vois.

7C : Tu as dit sur ton Instagram que la Saison 3 serait visiblement ton dernier projet, du coup ça dit quoi ?

Usky : La vérité, j’pense que ouais c’est la fin après. Dans ce que je fais et là où j’en suis, ce que je peux amener je pense que j’atteint un plafond de verre. J’ai aussi besoin de me retrouver un peu avec moi-même tu vois. Quand je fais un projet ça fait ressortir trop de trucs donc ça me met pas forcément bien tu vois. Je sais plus si j’ai encore ce rapport festif à la musique, mais c’est vrai que Usky c’est un peu sombre quelque part. Y’a jamais eu de sons vraiment où on s’éclate tu vois ce que je veux dire. C’est un peu ça, on est là dedans depuis 3 ans et je sais pas si moi pour ma santé personnelle.. J’suis quelqu’un qui a de gros hauts et de gros bas, je sais pas si la musique a un effet bénéfique et positif sur ma vie ou si c’est en train de me torturer. Je me pose cette question alors que je me la suis jamais posé. J’ai l’impression d’être dans un truc où ça me met mal. Tu vois j’vais retourner en studio pour la Saison 3 et je sais ce que ça va provoquer. Tu vois j’ai quand même envie de vivre frérot, je me pose toutes ces questions. C’est compliqué tu vois, j’ai entamé quelques réflexions depuis plusieurs semaines et des fois ça part en story quoi. Vu que je suis un mec entier bah je partage ça avec ma communauté selon mon état du moment.

7C : Je vois… Bon t’es pas prêt d’arrêter, tu es prochainement en concert à la boule noire ; le 25 mai, tu sais quels morceaux tu vas jouer ou tu verras selon les retours du public à propos du projet ?

Usky : Je sais que le show sera totalement Rock’n’Roll faut venir voir ça. Je vais bosser ça début mai, j’ai une idée de la tracklist du show mais j’attends un peu les retours aussi comme t’as dit tu vois.

7C : D’ailleurs, il y aura des invités ?

Usky : Ouais carrément, je compte jouer sur la surprise quand même mais déjà tous les gens avec qui j’ai collaboré seront là j’pense mais je vais aussi faire intervenir d’autres personnes qui me tiennent à cœur.

7C : Un dernier mot peut-être ?

Usky : Venez le 25 mai à la Boule Noire, écoutez la Saison 2 dans une caisse à 4h du matin et j’espère qu’on se reverra Cul7ure. Merci à vous pour l’invitation, c’était vraiment cool.

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